Le temps du Labyrinthe

🔥 Dans un lieu maudit, hanté par les créatures de Lucifer, une jeune égoïste devra trouver sa voie, changer pour être sauvée.😈
Rédemption, amitié, amour, c’est le Labyrinthe, au-delà des frontières de l’étrange.

Résumé : Je m’appelle Clothilde… ou, je m’appelais ? Je ne sais pas… Je ne sais plus.

Je suis morte, mais j’ai l’impression d’être si vivante. Mon corps est là, mon cœur bat, mon esprit réfléchit. Je crève de trouille.

Dieu, la Bible et tout ça, me faisaient bien rire. J’étais trop occupée à mener ma vie sans me soucier d’autre chose. Le paradis, l’enfer, les anges, les démons… Maintenant, je sais que le purgatoire existe. On peut s’y faire des amis sincères, des ennemis impitoyables et même y rencontrer son âme sœur.

Ici, nous l’appelons juste le Labyrinthe.


Où le trouver


Extrait

Ouille… Ma conscience s’éveille au son de ma voix. Pourtant, cela n’a guère été qu’un pauvre murmure rauque et éraillé sortit de ma gorge en feu. Un gémissement suit. J’ai mal, affreusement mal… partout. J’ai la sensation d’être passé sous un camion. À cet instant, ma mémoire se réveille. En fait, je me suis pris un bus de plein fouet. Et j’ai tué un enfant la seconde d’avant ! Un hoquet m’échappe dans un raclement douloureux sur mes cordes vocales, alors que des sanglots menacent de m’étouffer. La culpabilité me tombe dessus comme une chape de plomb.

Mourir, c’est tout ce que je mérite.

Il faut plusieurs essais à mon corps – qui lui veut vivre – pour reprendre sa respiration. Avec le retour de l’oxygène dans mon cerveau, je retrouve un semblant de lucidité. Prudemment, je tente de bouger et à, ma grande surprise, mes doigts répondent à mes ordres, mes poignets et mes orteils aussi. Chaque muscle, chaque articulation me fait mal, comme une vieille courroie usée qui couine dans une poulie rouillée. J’ai la sensation que ma boîte crânienne est trop petite et que ma cervelle va exploser. Sans réfléchir, je roule sur le côté. Un nouveau gémissement de douleur, long, plaintif, résonne à mes oreilles. Il me faut deux secondes pour comprendre que c’est de moi qu’il vient d’échapper, que c’est de ma gorge brûlante qu’il est sorti.

Je bouge très lentement : ce serait idiot que je tombe si je suis sur un lit d’hôpital comme cela m’est arrivé à huit ans, après mon opération de l’appendicite – un bras cassé, deux mois plâtré. Mais rien ne se produit. Étonnée, je me rends compte que je n’entends aucun bruit autour de moi. Juste un silence assourdissant. Peut-être est-ce la nuit ? Je n’ai qu’un seul moyen de le savoir, de découvrir où je suis et de faire face aux conséquences de mes actes. Je regroupe les lambeaux de mon courage et j’essaye d’ouvrir les paupières. Impossible, mes cils sont collés. Maladroitement, je lève la main. Je note qu’aucune entrave n’a retenu mon geste. Je n’ai donc pas de perfusion sur ce bras. Je me frotte les yeux. La sensation est étrange : c’est comme si j’avais du sable sur le visage et que les grains roulent sous mes doigts. Se pourrait-il que je sois encore dans l’épave de la voiture, au milieu des débris ?

Mais dans ce cas, pourquoi je n’entends pas les sirènes des pompiers ou de la police ? Je flotte dans la confusion la plus totale. Arc-boutant ma volonté, je réussis enfin à forcer mes paupières à se décoller – dans un arrachement douloureux de cils – et à s’ouvrir. Et là, l’univers rationnel entre en collision avec ce que je vois.

Je suis en train de buguer… Je fais forcément erreur.

Mes yeux me disent que je me trouve dans un endroit sombre, inquiétant et que, si je suis si mal, c’est parce que je suis couchée par terre. Mon esprit flottant dans un brouillard épais et confus, j’en viens à me demander si je peux faire confiance à mes perceptions, si je ne suis pas en plein délire. Je tente de me concentrer. Ma tête tourne. Je n’arrive pas à fixer mon attention.

Respire… comme au yoga. Respire lentement.

Il me faut de longues minutes avant que mon cerveau ne retrouve suffisamment d’oxygène et de lucidité pour analyser les images qui lui parviennent. Et cette fois, je me sens définitivement perdue. Ce que je vois est incompréhensible. Je referme les yeux pour tenter de me raisonner. Je serre les paupières à m’en faire mal, réussissant à prendre ma tête entre mes mains pour comprimer mes tempes et essayer d’empêcher ma cervelle d’imploser. Instinctivement, je me roule en boule. Brutalement, les souvenirs de l’accident, du bruit abominable du métal froissé, de l’explosion des airbags et de la douleur atroce dans ma poitrine m’assaillent, mais ce n’est rien à côté de la culpabilité d’avoir tué un enfant qui me submerge jusqu’à me faire suffoquer de nouveau.

Je veux mourir.


Où le trouver


Avis des Chroniqueuses

Je me suis régalée du récit, très aventurier de l’héroïne et des messages que Pauline fait passer à travers son histoire comme quoi il est toujours temps de changer et que de penser aux autres avant soi, est toujours plus salvateur et bénéfique. 

Bref, je suis complètement sous le charme de cette romance fantastique. Pauline Libersart nous offre une histoire prenante qu’il est impossible de lâcher une fois commencée. La plume est captivante, enivrante, bourrée d’humour et de référence à une saga en particulier que j’ai adoré. Les personnages sont superbement travaillés et nous donnent envie d’en savoir plus à leur sujet. 

Dans cette histoire, nous découvrons Clotilde jeune femme prétentieuse et arriviste qui tombe dans un espèce de purgatoire.
Clotilde gère pas mal d’épreuves dedans …
Pauline avec son stylo acéré met en avant des thèmes récurrent (et cher à son cœur) comme le féminisme, la défense des innocents.

une chose est certaine, on n’est jamais déçus avec les romans de Pauline Libersart, quels que soient les thèmes qu’elle choisit, on est sûrs de passer un excellent moment. Le temps du Labyrinthe est particulièrement original puisqu’il se déroule pratiquement en huis clos à l’intérieur de cet étrange lieu.

En bref, j’ai adoré le contexte de cette aventure, la façon dont la romance est amenée petit à petit, notre héroïne Clothilde va devoir apprendre de ses erreurs et s’amender, elle ne baisse pas facilement les bras et va chercher toutes les armes qu’elle peut avoir à disposition pour se défendre. On découvre un monde violent et où les plus faibles sont dans les plus basses castes, où ceux qui se battent s’en sortent tant bien que mal et où les manipulateurs sont rois ! J’ai regretté que parfois ça aille un peu vite mais l’intrigue ne nous laisse pas souffler une seule seconde.


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