Nick & Sara – Bonus


Que s’est-il passé pendant leurs mystérieuses vacances ? Pourquoi Sara a-t-elle acquis une foi inébranlable en la sincérité de Nick ?

Que lui a-t-il révélé ?

Quels sont les secrets qu’ils ont dissimulés à tous ?

ATTENTION SPOILER ! Ce bonus s’adresse aux lecteurs qui ont déjà lu Nick & Sara #2 -« RÉDEMPTION » – et à tous ceux qui souhaitent avoir un avant-goût de la série avant de la découvrir.


Inclus dans le tome 2 « Nick and Sara – Rédemption » de la version broché.


Où le trouver ?

Le bonus est inclus dans le tome 2 papier – Rédemption.


Découvrez un extrait


Chapitre 1

Sara s’étira et tendit la main. Elle ne rencontra qu’une place vide et un oreiller froid. La jeune femme se redressa brusquement, ne pouvant empêcher l’angoisse de la submerger. La chambre était plongée dans la pénombre : par l’interstice des rideaux, elle voyait la lumière rosée d’un jour encore jeune. Elle dressa l’oreille.

Faites que je m’inquiète pour rien, pria-t-elle.

Les quatre derniers jours passés avec Nick dans cet adorable chalet au milieu des bois étaient presque trop beaux pour être vrais. Elle n’arrivait pas à faire taire la petite voix au fond de son esprit qui lui disait qu’il allait de nouveau disparaître de sa vie. Sara enfila les premiers vêtements qui lui tombèrent sous la main et se dirigea vers l’escalier. Ce n’est qu’une fois au rez-de-chaussée qu’elle découvrit Nick, habillé, assis derrière son bureau sous la mezzanine, en train de pianoter sur son ordinateur.

— Bien dormi ? demanda-t-il sans lever la tête.

— Comme un bébé. Mais je n’ai pas aimé me réveiller seule.

— Tu étais trop mignonne pour que… Purée, je retire ce que je viens de dire. Là, tu as une touche d’enfer ! s’esclaffa-t-il.

Sara baissa les yeux et pouffa de rire. Difficile de faire pire. Elle portait le pantalon de rando de Nick, trop long, trop large, des chaussettes dépareillées et un sweat vert à capuche dix fois trop grand qui jurait horriblement avec le reste.

— Viens là, dit-il en tendant la main vers elle.

Il referma les bras autour de la taille de Sara et frotta sa joue contre le ventre de la jeune femme. Profitant de cette tendresse à laquelle elle n’était pas encore habituée venant de lui, elle caressa ses cheveux si courts qu’ils avaient le toucher du velours.

— Qu’est-ce que tu faisais ?

— Je bricolais, dit-il, éludant la question.

Nick passa la tête sous le tissu du sweat et commença à poser de petits baisers sa peau, alors que ses mains caresseraient ses fesses, annonçant des intentions bien indécentes pour le petit déjeuner. Avant de se laisser aller, Sara nota tout de même qu’il ne lui avait pas répondu et qu’il avait verrouillé son écran pour masquer ce qu’il était en train de faire. Plus elle en découvrait sur lui, plus elle se rendait compte que c’était un dissimulateur-né. Il ne parlait jamais pour le plaisir mais seulement quand c’était nécessaire – heureusement, il avait le sens de l’humour et lâchait parfois quelques blagues. Il était plus silencieux qu’elle ne l’aurait cru possible. Avec lui, pas de risque d’attraper une migraine. Elle cessa de réfléchir quand il la débarrassa de son pull.

— Tu avais peur que je sois parti ? demanda-t-il soudain.

— J’avoue que l’idée m’a effleurée.

— Il ne faut pas. On a eu trop de mal à en arriver là pour que je change d’avis ou que je fasse machine arrière. Je me collerai à toi aussi longtemps que tu me supporteras. Mais tu es consciente que rien ne va être simple. Je suis et je reste un agent de l’ombre avec un contrat sur la tête. Je ne pourrai jamais me montrer à tes côtés.

— J’ai bien compris, répondit Sara.

La jeune femme le fixa. Il y avait eu quelque chose dans les yeux de Nick. Une angoisse qui n’avait rien à voir avec les cartels et qu’il avait masquée en un quart de seconde. Quelque chose qui expliquait pourquoi il s’était rasé la tête, pourquoi Wyatt lui avait conseillé de faire vite, car après il serait trop tard… Il lui dissimulait autre chose.

— Dis-moi ce que tu me caches. Je veux savoir. Je ne veux plus de secret !

Nick passa la main sur son visage. Il soupira.

— Tu m’avais viré. Je pensais que c’était cuit pour nous deux et que tu n’en avais jamais rien eu à foutre de mes sentiments pour toi. Qu’à tes yeux notre histoire n’était qu’une séquelle de ce qui nous est arrivé au Mexique… et j’ai disjoncté… J’ai voulu faire quelque chose qui m’empêche de penser à toi. J’ai accepté de bosser pour un autre service qui me sollicitait depuis longtemps. D’ailleurs, Dale est furieux que je fasse des infidélités à Alpha-1, tenta-t-il de plaisanter.

— Qu’est-ce que c’est comme genre de boulot ? demanda-t-elle, refusant de lui rendre son sourire et pressentant le pire.

— C’est une mission d’infiltration dans un gang de trafiquants russes qui essaie de prendre pied en Floride, avoua Nick. Je pars à la fin des vacances, pour trois ou quatre mois, jouer les gros bras dans une boîte de nuit de Miami.

— Seigneur, non… Ne nous fais pas ça. Pas une nouvelle séparation.

Sara le repoussa et traversa la pièce pour se laisser tomber sur le canapé le plus éloigné. Elle était livide, et croisait les bras pour cacher sa magnifique poitrine dénudée. De son côté, il sentait l’angoisse monter en flèche : son pire cauchemar était en train de se concrétiser. Sara allait décider d’arrêter les frais, le quittant après lui avoir donné quelques jours d’espoir et de bonheur.

— Tu trouves qu’on n’a pas été séparés assez longtemps, qu’on n’a pas assez souffert, qu’on n’a pas assez galéré avec toutes les casseroles qu’on se trimbale ?

— Tu m’avais viré, se défendit-il avec maladresse.

— Sûrement pas ! s’exclama Sara en bondissant sur ses pieds, mais cachant toujours ses seins. On s’est disputés. J’ai raconté des conneries et, au lieu d’attendre que je me calme pour qu’on en discute, tu t’es barré !

— Je ne pouvais pas deviner que quand tu m’as dit « Va-t’en, laisse-moi », ça voulait juste dire : « Va te faire un sandwich. »

— C’était une évidence ! N’importe qui aurait compris.

— Je te rappelle que tu es ma première histoire sérieuse et que, dans la gestion d’une relation, j’ai autant d’expérience qu’un ado de quatorze ans.

— Bordel de merde ! jura Sara. Le pire, c’est que je sais que c’est vrai.

Elle se laissa retomber dans le canapé.

— C’était vulgaire ça, ma princesse.

— C’est ta faute, tu me déteins dessus. Tu comptais me l’annoncer quand ? En bouclant ta valise ? Juste avant le décollage de ton avion ?

— Je n’en sais rien. Ça fait quatre jours que je me torture les méninges pour trouver une solution. J’ai même essayé de me désister, mais ce n’est plus possible. L’opération vient d’être lancée, et ils n’ont personne d’autre parlant russe sans accent sous la main. Je mettrais en danger la vie des agents en place en ne me présentant pas. Ils risqueraient de voir leurs couvertures tomber et d’y laisser leur peau.

— Oui, murmura Sara. Je peux comprendre.

— Je suis tellement désolé, ma princesse…

Nick vint s’asseoir près d’elle. Il craignait qu’elle ne le rejette pour le mal qu’il lui faisait, encore une fois. Elle se tourna brusquement vers lui et son beau regard bleu le transperça, le faisant frissonner de la tête aux pieds.

— Pourquoi te conduis-tu comme si tu étais amoureux, mais sans jamais le dire ?

Nick resta muet, surpris par ce changement de sujet.

— Je ne l’ai jamais dit à personne, finit-il par répondre. Je ne sais pas comment m’y prendre. Et tu ne le dis pas non plus.

— Je t’aime comme une folle, riposta Sara en le fixant toujours droit dans les yeux. Au-delà de toute raison, au mépris de ma sécurité, malgré tout ce qui s’est passé entre nous, malgré tout ce que tu es capable de faire. Je t’aime et je ne peux rien contre parce que c’est chevillé jusque dans mon ADN.

Nick fut soufflé. Si elle pouvait l’exprimer de cette façon, il devait bien pouvoir y arriver aussi, se dit-il. Il prit une inspiration et se lança.

— Je t’aime…

Il hésita un instant. Recommença.

— Je t’aime… En fait, c’est facile à prononcer quand on le ressent. Ya lyublyu tebya, chuchota-t-il en russe.

Il se pencha, posa un rapide baiser sur ses lèvres douces et entrouvertes.

— Te quiero, ça marche aussi, dit-il en l’embrassant plus longuement. Ich liebe dich.

Il l’embrassa de nouveau, passionnément, prenant son visage entre ses mains. Il fit courir ses lèvres dans son cou, la faisant frissonner de désir.

— Arrête ! Tu n’es jamais sérieux.

Nick releva la tête et, à son tour, planta son regard dans celui de Sara pour activer ce lien de communication unique qui existait entre eux.

— Je fais le clown parce que si tu te rends compte à quel point je tiens à toi, à quel point je t’aime, et tout ce que cela implique chez un mec comme moi, tu vas paniquer et t’enfuir à l’autre bout de la terre.

Il sentit Sara trembler quand elle comprit enfin à quel point il était attaché à elle. Exclusivement. Totalement. Dangereusement.


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