Couverture et tropes du roman l'Iceberg de Pauline Libersart
L’Iceberg et ses tropes

Chapitre 1

Je rentre contente. La vente est signée et va me rapporter une belle commission.

Ma voiture se faufile dans le centre de Pau, et je trouve à me garer à proximité de l’agence immobilière qui m’emploie. Mon patron n’est pas là. J’espérais qu’il serait présent pour partager la bonne nouvelle, mais aussi pour lui remettre ma lettre de démission avant de me dégonfler. Cela fait une semaine qu’elle est dans mon sac, Arthur va encore piquer une crise si je ne la donne pas aujourd’hui. Il ne comprend pas que j’hésite.

Je sors l’enveloppe et la fais tourner entre mes doigts. J’ai promis d’arrêter de travailler après notre mariage. Il y tient. Mon futur époux gagne très bien sa vie, et comme nous désirons des enfants rapidement… Il répète que ce n’est pas avec mon emploi d’agent immobilier, toujours sur les routes, que je vais pouvoir mener une grossesse sereine. Le souci, c’est que j’adore mon job. Mon ambition, c’est d’ouvrir un jour ma propre agence.

Je fixe ce maudit bout de papier m’obligeant enfin à être honnête. J’ai un problème. Un gros problème. Je pensais que lorsque notre bébé serait en âge d’aller à l’école, je reprendrais le travail – cela voulait quand même dire sacrifier quatre ans de carrière –, mais mon fiancé ne semble pas voir l’avenir de cette façon. Au dernier repas chez ses parents, j’ai réalisé que pour lui la gestion du – ou des – junior serait à mon unique charge puisque lui « travaillera » et que moi je serai à la maison à « ne rien faire », définitivement. Pire, je ne comprends pas comment il a pu réussir à me convaincre de nous installer dans le pavillon de gardien de l’immense propriété de sa famille dans les hauteurs proches de la ville. Plus l’échéance se rapproche, moins je m’imagine coincée chez mes beaux-parents pour le reste de mon existence.

Je me plante devant le miroir dans l’entrée de l’agence. Mon tailleur est chic, mon maquillage soigné. Je suis plutôt jolie dans le genre brune latine. Seulement, ma belle-mère ne m’aime pas. Elle me « supporte » pour son fils, moi la fille d’ouvrier des anciens chantiers navals. Un jour, elle m’a même demandé ce qu’Arthur pouvait me trouver en dehors de mon côté « populaire ».

Je fixe la lettre qui me brûle les doigts. C’est clair, je n’y arriverai pas !

Il faut que j’en parle avec Arthur, qu’on vide l’abcès. Nous avons encore six mois – notre mariage est prévu pour mi-juin – pour aplanir nos différents. Nous allons y parvenir, j’en suis certaine… enfin, j’essaie de me convaincre que j’en suis certaine.

Fermant l’agence, je remonte dans ma voiture. Il est 17 heures 30, mon fiancé doit être dans le duplex que nous partagerons bientôt en attendant que les travaux de notre maison soient terminés. J’aurais pu garder mon propre logement, mais je me suis laissé persuader d’économiser un loyer… Pourquoi je réalise seulement maintenant que je le regrette ? Je n’ai pas envie de quitter mon « chez moi ».

Il n’y a personne dans l’appartement qui se situe dans une résidence récente et ultra moderne manquant d’âme. Il est désert, glacé. Un frisson désagréable me parcourt, comme chaque fois que je me retrouve seule dans cet endroit. J’espère que mes plantes vertes et tous mes coussins arriveront à réchauffer l’ambiance, vu qu’Arthur ne souhaite faire aucun frais de décoration pour mes beaux yeux, étant donné qu’il a l’intention de le mettre en location après notre déménagement.

J’attrape mon portable. Son téléphone est sur répondeur…

Il doit être dans notre future maison à surveiller les ouvriers et à faire des choix où je n’ai pas vraiment mon mot à dire. Ça aussi, je le réalise maintenant dans un élan de colère. Repartant, je soupire en me remettant au volant.

Pourquoi me suis-je laissée convaincre ?

Cela me ressemble tellement peu de me montrer manipulable. Ma force de caractère, c’est ce qui m’a empêché de sombrer quand six mois après le décès de maman – d’un cancer du sein –, mon père s’est remarié avec la langue de vipère de voisine et qu’elle m’a flanquée à la porte sous prétexte que j’avais dix-huit ans et que je devais me débrouiller seule. J’ai dû abandonner mes études, trouver un boulot, me recréer un avenir et j’en suis très fière, parce que j’ai réussi. Je m’en sors bien mieux que sa précieuse fille – Joy-Lou –, qui squatte mon ancienne chambre en jouant les princesses chaque fois qu’on se voit. D’ailleurs depuis mes fiançailles, elle me colle aux basques, sans doute pour tenter d’alpaguer un des copains d’Arthur et avoir la belle vie sans se fatiguer… comme sa mère.

Mon pot à yaourt se faufile dans les rues étroites, sort de la ville et attaque les contreforts avec entrain, me conduisant à destination au son d’une musique latino poussée à fond.

Non, je ne veux pas arrêter de travailler.

Non, je refuse de vivre avec ma belle-famille sur le dos.

Non, je ne dois pas me laisser convaincre de céder une nouvelle fois pour faire plaisir à monsieur au nom de notre « amour ».

Je tiens à Arthur, mais pas au point de renoncer à tous mes rêves. Lui aussi va devoir faire des concessions. Je profite du trajet pour préparer mes arguments, logiques, pragmatiques… comme je le fais dans mon job.

Les volets de notre future maison – ex-future maison – sont ouverts. Ma voiture électrique étant quasiment silencieuse, Arthur ne m’a sans doute pas entendu arriver. Je pousse la lourde porte et entre, poings serrés, prête cette fois à défendre mon point de vue comme jamais. Des bruits incongrus me parviennent soudain et me bloquent dans mon élan.

Non ! Ce n’est pas…

J’avance lentement vers ce qui devait être notre chambre à coucher. Arthur est bien là. Joy-Lou aussi.

Et Arthur est bien ancré dans Joy-Lou.

Mon cerveau court-circuite. Ils sont tellement occupés à forniquer comme des bêtes à même le sol qu’ils ne remarquent pas ma présence. C’est la colère, la rage, la haine, qui me submergent, qui me rendent la parole. Je m’exclame d’une voix forte :

— Je vais vous laisser terminer tranquillement.

Arthur se redresse d’un bond, la queue au vent, passant du rouge au blanc puis au vert, bafouillant, incapable de s’exprimer de façon cohérente. Ma sœur par alliance, vautrée à plat dos, les cuisses écartées, me jette un regard narquois, mauvais et vindicatif. J’arrache ma bague de fiançailles pour la balancer au visage de celui qui est à présent mon « ex-fiancé ».

— Reprends ça et va te faire foutre, salaud !

Je pivote sur mes talons et pars en courant, alors qu’Arthur s’élance à ma poursuite, renonçant à chercher son pantalon et s’écriant :

— Attends Victoria ! Ce n’est pas ce que tu crois !

Il a osé le dire !

Ce n’est pas possible d’être aussi crétin, méchant, de me prendre pour une andouille à ce point…

J’hallucine !

C’est un cauchemar. Je vais me réveiller, je ne peux pas vivre une chose pareille, je n’ai pas mérité ça.

____

Chapitre 2

Je saute dans ma voiture sans tenir compte des appels d’Arthur. Je fuis, incapable de réfléchir alors qu’il me court après, à poil, la queue basse en faisant bobo à ses petits pieds sur les cailloux.

Pauvre chou !

C’est de l’ironie. Mauvais pour mon karma, mais tant pis. « Ce n’est pas ce que tu crois ! », a-t-il osé me dire. Il me prend pour une conne en plus du reste ! Je savais que Joy-Lou était prête à tout pour se la couler douce, mais pas jusqu’à me piquer mon mec. Je claque ma portière, la verrouille pour empêcher Arthur de l’ouvrir. J’écrase l’accélérateur. Mon pot à yaourt se venge de toutes les insultes que mon fiancé lui a dites en projetant des gravillons partout, aspergeant copieusement ce salaud au passage.

Ça fait mal ? Bien fait pour ta gueule !

Je m’engage sur l’autoroute tandis que mon téléphone carillonne dans mon sac. Je l’ignore. Engourdie par la douleur et une vague de chagrin sans limites, je veux fuir cette réalité monstrueuse et ma vie qui vient de m’exploser au visage. Les larmes se sont mises à ruisseler sur mes joues sans que je m’en rende compte. Elles me brouillent la vue. Je les essuie rageusement d’un revers de manche.

Heureusement, la route est dégagée et en ligne droite !

Quasiment en pilotage automatique, je me contente de suivre les feux du véhicule qui me précède, le cerveau en mode off. Les kilomètres défilent, encore et encore, avant que je parvienne à me calmer. Les panneaux indiquent la prochaine sortie : Tarbes. Je ne pensais pas être allée si loin. On est en décembre, le soleil est couché depuis longtemps. Toute mon existence a explosé, je ne sais plus quoi faire ni à qui parler. Je suis complètement larguée dans ma vie, dans ma tête. Ma mère me manque tellement.

Tentant de me ressaisir, je me secoue. Il faut que je réfléchisse, que je me pose. Je conduis ma voiture dans le centre et me stationne à proximité de l’Hôtel de Ville. Je coupe le contact. Les tremblements de mes mains ne se sont pas totalement apaisés, mais j’ai la sensation que le plus gros du choc est passé. La réalité s’impose lentement à moi et perd cet aspect d’hallucination, même si elle reste cauchemardesque. Mon téléphone a cessé de sonner depuis un moment. Je ne peux pas m’empêcher de regarder. Je ne devrais pas : dix-sept appels, onze SMS, tous d’Arthur.

Ne les écoute pas !

Il ne faudrait pas, mais j’enclenche la lecture. Les premiers messages sont affolés, Arthur me supplie de revenir à la maison pour discuter, s’inquiète que je puisse avoir un accident – gentil de sa part ou culpabilité d’en être la cause ?

Bonne question.

Les suivants changent de ton, deviennent de plus en plus durs et distants. Le dernier me laisse sans voix. Monsieur Arthur m’explique que je ne dois pas en vouloir à cette pauvre Joy-Lou qui ne faisait que le consoler parce que notre couple va mal, mais que tout ça, c’est entièrement ma faute ! En effet, mon obstination à refuser d’arrêter de travailler, mon manque de gratitude envers ses chers parents, notre sexualité tiédasse – première nouvelle –, mon peu de reconnaissance pour tout ce qu’il a fait pour moi, lui qui s’est abaissé pour une fille quelconque dont il a eu pitié… J’en prends pour mon grade.

Sévère.

Il conclut, royal, que si je suis trop idiote pour réaliser la chance qu’il représente pour mon avenir et revenir, séance tenante, demander pardon, c’est lui qui me quittera. Je suffoque, submergée par une nouvelle crise de larmes.

Comment ai-je pu me laisser embobiner par ce mec ?

Comment ai-je pu tomber amoureuse d’un enfoiré de cette envergure et ne rien voir venir ?

Parce que je l’aimais vraiment, c’est ça le plus horrible dans cette histoire. Je me sens trahie, salie. Quand je me reprends, j’ignore depuis combien de temps je pleurniche accrochée à mon volant. Des frissons de froid m’obligent à réagir. Les lumières clignotantes d’un bar de l’autre côté de la place attirent mon attention.

Pourquoi pas ?

Dans le miroir de courtoisie, je découvre les dégâts et j’essaie de les masquer en forçant un peu sur le maquillage. Je remonte mes cheveux en chignon flou pour paraître plus apprêtée. J’attrape mon sac, verrouille ma voiture et me dirige d’un pas décidé vers l’établissement. Dès que je franchis la porte, une évidence me frappe en plus de la musique à plein volume. Nous sommes jeudi, et c’est blindé de militaires venus de la caserne toute proche pour faire la fête. Même s’ils ne sont pas en uniformes, ils sont faciles à identifier avec leur coupe courte et leurs tatouages de gros durs.

Du mâle viril, musculeux et bas de plafonds…

Une seconde, je rage de cette malchance, avant de réaliser qu’en fait, c’est parfait. Exactement ce dont j’ai besoin à ce moment de ma vie : me laisser draguer par un type qui veut juste s’amuser, et pourquoi pas m’envoyer en l’air ? Un plan cul, sans lendemain, sans conséquence, pour me prouver qu’Arthur à tort sur toute la ligne.

Ne fais pas ça, supplie ma conscience. C’est contraire à tes principes.

Je la fais taire et me dirige d’un pas décidé vers le bar sans trop prêter attention à ce qui m’entoure. En plus d’un mec, il me faut de l’alcool, fort. Il est urgent de noyer la douleur qui me broie la poitrine, d’anesthésier le chagrin qui menace de me détruire. Comme il se doit quand plus rien ne va, c’est l’accident !

J’emplafonne un grand blond en tee-shirt kaki qui rattrape de justesse les bières que notre collision a failli lui faire lâcher.

— Ne t’excuse pas surtout ! me balance-t-il durement avec un regard d’un bleu à réfrigérer le pôle Nord.

— C’est toi qui m’as bousculée !

Championnat du monde de la mauvaise foi, Victoria médaille d’or.

— Si je t’avais bousculée, la crevette, riposte-t-il avec une voix froide au calme exaspérant, tu serais par terre les quatre fers en l’air, la culotte au vent.

Une bouffée de colère irrationnelle contre ce type qui n’a que le tort d’être sur mon chemin court-circuite toute politesse.

— Je suis en pantalon, pauvre naze !

— J’avais remarqué ! En plus, tu n’as pas idée d’à quel point je peux être con quand je m’en donne la peine, ma jolie, me répond-il d’un ton sarcastique, à l’ironie glaciale qui fait monter en moi une folle envie de le gifler.

— Mufle !

— Ça aussi, je suis très bon. Autant qu’au pieu.

— Abruti vantard !

— À ton service si tu veux vérifier. Je ne mens jamais.

Il est peut-être beau mec, mais quel connard !

Je tape du pied comme une idiote coléreuse, cherchant une riposte à la hauteur de la fureur qu’il m’inspire avant que ma raison me rappelle à l’ordre. Je me donne en spectacle à cause d’un imbécile qui, lui, est parfaitement maître de ses nerfs et me déshabille d’un regard provocateur insupportable. Il est clair que ce type est de la catégorie « iceberg », le genre qui ne sait pas sourire, qui ne s’énerve jamais, mais qui est super doué pour agacer le reste de l’humanité et lui refiler des envies violentes de meurtre. Je pivote vivement, le plantant là.

— Froussarde ! La petite chose a peur du croquemitaine, me nargue-t-il en s’éloignant à l’opposé, vers le fond de la salle.

Ne réagis pas !

Cette fois, ma colère plie devant ma raison. Bien décidée à tout oublier, Arthur, Joy-Lou, mais aussi cet emmerdeur blond, je veux passer une soirée mémorable. Objectif : sauver Victoria du naufrage ou bien couler à pic corps et âme. Ça ne chagrinera pas grand monde de toute façon.

Au bar, je commande le premier cocktail de la liste, au hasard. Avoir vu mon père sombrer dans l’alcoolisme à la mort de mon frère, Hugo, et s’y complaire depuis que ma mère n’est plus là m’a convaincue de fuir tout ce qui est plus fort que du jus d’orange.  Beau-papa ne manquait d’ailleurs pas une occasion de m’enfoncer pour mon peu de connaissance en œnologie.

Une belle grimace m’échappe à la première gorgée.

Le tout, c’est de s’y mettre.

La deuxième passe mieux.

La prochaine étape est de trouver un mec pour finir la soirée en beauté. Avec lui, la nuit ne sera pas « tiédasse », je le jure. Je réfléchis à mes critères tout en avalant une nouvelle gorgée. Arthur est de la même taille que moi et n’aimait pas que je porte des talons, ça le complexait. Il me faut donc un gars grand, très grand – juste pour l’emmerder –, baraqué et beau gosse… et méga caliente. Dans l’absolu, un brun ténébreux aux yeux noirs serait parfait. Je me contrefous qu’il ait le QI d’un bulot. Je veux un type avec l’étiquette « bête de sexe » tatouée sur le front.

Ce n’est pas intelligent, mais ce soir je m’en tamponne. J’ai toujours agi comme il le fallait, respectant les règles, étant honnête, travailleuse, veillant à ne jamais blesser personne, et ma vie vient de m’exploser à la figure.

Alors, merde !

Je me retourne pour observer la salle, m’attendant à galérer pour trouver le candidat idéal. J’avais juste oublié qu’il y a dans ce bar un régiment de militaires en goguette qui ne cherche qu’à s’amuser. Finalement, j’ai l’embarras du choix dans le genre musclé et super sexy !

À ce moment, un mec s’approche du comptoir. Il coche presque toutes les cases, sauf les yeux. Les siens sont clairs. Bleus ou verts ? Je ne distingue pas bien. Il passe sa commande au barman, ne m’adressant qu’un sourire aimable et lointain. Une seconde, je suis déçue. J’ai cru qu’il avait l’intention de m’accoster et cela m’arrangeait, en plus cela aurait flatté mon pauvre ego tout cabossé. Tant pis, je le ferai moi-même.

— Salut, je m’appelle Victoria.

Il pivote et me sourit réellement cette fois.

Jackpot, ça s’est un sourire à mettre le feu à la petite culotte d’une sainte.

— Erwan.

— Tu m’invites à danser ?

Je n’ai jamais été aussi directe. En fait, je n’ai jamais dragué un mec, pas même Arthur. C’est lui qui m’avait abordée dans le restaurant où je faisais des extras.

— Tu perds ton temps avec moi, me répond le beau brun.

Je me raidis, me demandant s’il ne vient pas de m’insulter.

— Tu cherches quelqu’un pour passer une soirée sympa. Moi, je suis là pour l’anniversaire d’un pote et rien d’autre. Je suis casé.

C’est bien ma chance. J’envie instantanément cette fille que je ne connais même pas, moi la cocue du jour.

— Le modèle fidèle, ça existe encore ou c’est moi qui ne te branche pas ? Tu peux me le dire. Ma journée a été tellement pourrie que je ne suis plus à ça près.

— Tu pourrais sincèrement me plaire, me répond Erwan avec un sourire craquant, mais je suis en couple et heureux de l’être.

— Militaire et fidèle. Tu ne dois pas être un modèle très courant.

— Nous sommes plus nombreux que tu ne le crois, s’amuse-t-il. Il y a aussi un paquet de mes potes qui sont de vrais célibataires, veux-tu que je te les présente ?

J’avale mon verre d’un trait avant de faire signe au barman de me resservir et d’emboîter le pas à Erwan, le suivant vers son groupe. Certains de ses copains montrent immédiatement leur intérêt envers moi. Problème, l’emmerdeur blond appartient à la petite bande de fêtards. Cet énergumène ne me gâchera pas la soirée. Il suffit juste de l’ignorer.

A suivre…